Peuple non atteint Frontière
Les jats dhariwal sont un clan hindou du nord-ouest de l’Inde, concentré principalement au Pendjab, avec une présence également en Haryana, au Rajasthan et dans les États voisins. Le nom dhariwal identifie l’un des nombreux gotras, ou lignées de descendance, dans lesquels se divise le grand peuple jat, historiquement lié à la terre, au travail agricole et à un fort sens de l’honneur et de l’appartenance clanique.
On y parle surtout le pendjabi, aux côtés du hindi et d’autres langues du nord de l’Inde, selon la région où vit la famille. Plus qu’une occupation ou un lieu, être jat dhariwal signifie porter une identité de lignée : chaque communauté se perçoit comme descendante d’un ancêtre commun qui aurait fondé le village, et ce lien de sang et d’histoire façonne la manière dont le groupe se voit et est perçu par ses voisins.
Connus pour leur disposition au travail et un esprit d’indépendance qui résiste à toute autorité, les dhariwals ont bâti au fil des générations une réputation de gens résilients, attachés à la terre et jaloux de leur propre autonomie.
Les jats descendent de peuples indo-aryens installés depuis des siècles dans la région qui forme aujourd'hui le Pendjab et les zones voisines du nord de l'Inde et du Pakistan, liés à l'agriculture et à la possession de la terre depuis l'Antiquité. Au fil des siècles, le grand tronc jat s'est ramifié en dizaines de gotras, lignées qui fonctionnent aujourd'hui presque comme des noms de clan, parmi lesquelles les dhariwals.
Tandis qu'une partie des jats a suivi l'islam et qu'une autre a adopté le sikhisme, surtout au Pendjab, les dhariwals ici évoqués sont restés dans l'hindouisme, conservant les coutumes de mariage à l'intérieur du groupe même et la mémoire d'un fondateur commun qui, selon la tradition de chaque village, aurait conquis la terre par la force.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
100%
|
177.000 |
La majorité des dhariwals vivent à la campagne, attachés à la terre et à la culture, bien qu’il y ait aujourd’hui aussi des commerçants, des travailleurs urbains et des professionnels de niveau technique et universitaire parmi eux. Physiquement plus grands et plus robustes que beaucoup de leurs voisins, ils ont la réputation d’être des gens forts et, parfois, au tempérament ferme, ce qui a valu au groupe un certain respect mêlé de prudence de la part des autres communautés.
Le clan organise la vie sociale : chaque village a l’habitude de se considérer comme la descendance d’un fondateur commun, et cette généalogie partagée soutient des liens de loyauté et une hiérarchie interne. L’épargne et le travail acharné sont valorisés au point d’avoir valu aux jats une réputation d’avarice, alors qu’ils comptent parmi les groupes au revenu par habitant le plus élevé de l’Inde.
Les jats dhariwals sont hindous, une foi vécue moins comme une doctrine formelle que comme le tissu même de la vie quotidienne, des rituels domestiques aux fêtes de village en passant par les obligations de caste. La dévotion se mêle à l’identité de clan : honorer les dieux et honorer les ancêtres et le gotra vont de pair.
Cette fusion entre religion et appartenance sociale fait de la foi hindoue également un marqueur identitaire, et non seulement une croyance. Changer de religion reviendrait à rompre avec sa propre généalogie et avec l’honneur du clan, ce qui fait de toute conversion une question qui touche l’identité jat tout entière, et non seulement la conscience individuelle de chaque personne.
Le pendjabi oriental, langue la plus parlée parmi les dhariwals, dispose d’une Bible complète depuis des décennies, avec un Nouveau Testament et des portions bibliques en circulation depuis le dix-neuvième siècle. Ce n’est pas le texte qui manque : ce qui manque, c’est un chemin vers le cœur d’un peuple qui associe la foi chrétienne à une autre caste, une autre origine, un autre monde. Une partie de la communauté parle aussi le hindi et d’autres langues du nord de l’Inde, toutes pourvues d’Écritures disponibles depuis longtemps.
La fierté de caste et la force de l’identité jat font office de bouclier contre l’Évangile : chez les jats circule le dicton selon lequel les hommes viennent et passent, mais le clan demeure, et cette image de soi faite de force et de permanence laisse peu de place à un message de dépendance envers Dieu. À cela s’ajoute une idée répandue dans le nord de l’Inde selon laquelle le christianisme serait une religion de pauvres ou de basse caste, ce qui éloigne un peuple fier de sa vigueur physique, de ses terres et de sa position sociale.
Comme dans une bonne partie du monde rural indien, l’eau potable propre et l’accès à des soins de santé adéquats demeurent des besoins réels parmi les dhariwals qui vivent à la campagne. Des équipes médicales et d’aide humanitaire agissant avec respect et compassion ont là une porte concrète pour démontrer, en actes, l’amour de Dieu envers un peuple qui a rarement été en contact avec l’Évangile.
Ce qui manque aussi, et surtout, c’est une présence chrétienne : il n’y a presque pas de disciples de Jésus parmi les jats dhariwals, et la communauté manque d’un témoignage vivant, de voisins et de proches capables de montrer, dans leur propre langue et culture, ce que signifie suivre Christ sans cesser d’être jat.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
Accéder au Calendrier de PrièreCréez votre compte pour adopter et recevoir des sujets de prière.