UN MIssion to Mali - Flickr, CC BY-NC-SA 2.0, via Joshua Project
Peuple non atteint Frontière
Les Arabes sahariens forment un peuple nomade dispersé le long des marges du désert du Sahara, surtout au Mali et au Sénégal. Ils descendent d’Arabes qui ont migré du Moyen-Orient vers le nord de l’Afrique il y a des siècles et, de là, ont avancé vers l’Afrique subsaharienne, emportant avec eux la langue, la foi et le mode de vie du désert.
Même face aux changements qui ont touché une grande partie du monde arabe, urbanisation, industrialisation et affaiblissement des liens tribaux, de nombreux Arabes sahariens ont préservé le style de vie pastoral qui les définit depuis des générations. Leur identité est liée au désert : à la capacité d’en vivre, de se déplacer avec lui et de maintenir, même dispersés dans différents pays, une seule culture et une seule langue, le hassaniya.
Une partie du peuple s’est engagée dans le mouvement de l’Azawad, qui recherche l’autonomie pour les Touaregs, les Arabes et d’autres groupes du nord du Mali, un signe de l’importance que l’identité ethnique et le territoire conservent dans la vie collective de ce groupe.
La présence arabe au Sahara remonte aux expansions qui ont conduit des populations du Moyen-Orient vers le nord de l'Afrique il y a des centaines d'années. Avec le temps, des familles et des clans arabes se sont déplacés vers l'intérieur du continent, s'installant aux franges du désert dans des régions qui correspondent aujourd'hui au Mali et au Sénégal.
Ce processus de migration et de mélange a rapproché les Arabes sahariens d'autres groupes de langue hassaniya, comme les Maures de Mauritanie et les Sahraouis plus au nord, avec qui ils partagent des liens tribaux et dialectaux. Les frontières nationales tracées au siècle dernier ont divisé le peuple entre différents pays, mais n'ont pas effacé ce réseau de parenté qui traverse le désert.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Mali Non atteint
|
54,9%
|
62.000 |
Sénégal Non atteint
|
45,1%
|
51.000 |
La vie tourne autour des troupeaux. De nombreux Arabes sahariens élèvent des chameaux, des chèvres et des bovins, vivant sous des tentes qui se déplacent selon la saison : vers l’intérieur du désert à la saison des pluies, à la recherche de pâturages frais, et vers l’extérieur en été, quand l’eau se fait rare. Dans la tente, hommes et femmes occupent des espaces distincts, et l’alimentation quotidienne repose sur le lait de chamelle et de chèvre, le yaourt, le pain et les dattes.
Le clan demeure la référence centrale d’appartenance et de protection, et la présence arabe au Sahara est largement dispersée sur le territoire, sans se concentrer dans quelques noyaux urbains.
Les Arabes sahariens sont musulmans, et la foi islamique est profondément entrelacée avec leur identité ethnique et tribale. Parler arabe, ou le dialecte hassaniya, et se reconnaître héritier de la culture arabe sont peut-être les deux éléments les plus essentiels de cette identité, et l’islam marche de pair avec eux. Être arabe saharien, c’est dans la pratique être musulman, une équation rarement remise en question au sein de la communauté.
La pratique religieuse suit le rythme nomade : prières, jeûnes et célébrations s’ajustent aux déplacements saisonniers entre le désert et les zones de pâturage, et la transmission de la foi se fait principalement par la famille et le clan, non par des institutions fixes. Le Coran demeure la référence centrale de foi et de conduite, et la vie quotidienne, de la préparation des aliments à l’aménagement de la tente, reflète les coutumes et les limites que cette tradition religieuse établit pour les hommes et les femmes.
La langue du cœur de ce peuple est le hassaniya, également parlé par les Maures de Mauritanie et les Sahraouis dans d’autres parties du Sahara. Le Nouveau Testament et des portions bibliques existent déjà en hassaniya, mais la Bible complète n’a pas encore été traduite dans cette langue. Le mode de vie étant nomade et dispersé, l’arrivée de ces Écritures aux familles dépend de moyens qui accompagnent le déplacement, comme l’audio et les médias plutôt que le seul texte imprimé.
L’isolement géographique est peut-être le plus grand obstacle : vivre dispersé dans le désert, en déplacement constant entre les saisons, rend rare tout contact prolongé avec quelqu’un qui connaît déjà Jésus. À cela s’ajoute l’absence quasi totale de croyants d’origine arabe saharienne et de communautés chrétiennes dans la région, ce qui laisse le peuple sans repères vivants de la foi chrétienne dans sa propre culture et sa propre langue.
La vie dans le désert dépend de la pluie, et sa rareté menace directement les troupeaux de chameaux, de chèvres et de bovins qui font vivre des familles entières. Il y a un besoin concret d’eau et de stabilité pour un peuple dont la survie est soumise au rythme des saisons, entre le déplacement vers le désert à la saison des pluies et la sortie de celui-ci en été.
Sur le plan spirituel, il manque au peuple arabe saharien l’accès au message du salut dans sa propre langue et sa propre culture, ainsi que la formation de communautés de foi qui puissent naître et grandir en son sein, en accompagnant ses déplacements et en soutenant ceux qui viendraient à croire.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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