L'identité de la nation
Le Liberia est né d’une histoire unique en Afrique : fondé au début du XIXe siècle par des Afro-Américains libérés de l’esclavage, il est devenu en 1847 la première république indépendante du continent. Ce passé a donné au pays un nom qui signifie liberté, mais a aussi planté des divisions profondes entre les descendants des colons et les dizaines de peuples qui vivaient déjà dans la région depuis des siècles, des blessures qui façonnent encore aujourd’hui l’identité nationale.
La foi chrétienne est professée par la grande majorité de la population, aux côtés d’une minorité musulmane concentrée surtout parmi les commerçants et les peuples de l’intérieur. Mais la vie spirituelle libérienne est plus complexe que ne le montrent les chiffres : des sociétés traditionnelles d’initiation comme le Poro (pour les hommes) et le Sande (pour les femmes) continuent de façonner les rites de passage, même dans des familles qui se disent chrétiennes, et il est courant de trouver des prières chrétiennes mêlées à d’anciennes pratiques de protection spirituelle.
Deux guerres civiles, entre 1989 et 2003, ont fait plus de deux cent mille morts et marqué toute une génération par le déplacement et la violence. Quelques années à peine après avoir reconstruit la paix, le pays a encore dû affronter une grave épidémie d’Ebola. Au milieu de ces épreuves, l’Église a grandi et est devenue l’un des rares espaces de confiance et de reconstruction communautaire, avec des cultes vibrants et des communautés qui ont appris à pardonner et à recommencer.
Aujourd’hui, le Liberia s’efforce de reconstruire ses institutions, son économie fondée sur le caoutchouc et le minerai de fer, ainsi que son système de santé et d’éducation, encore parmi les plus fragiles de la région. Le plus grand défi missionnaire n’est pas de faire connaître le nom de Christ, déjà largement connu, mais d’approfondir le discipulat, de former des dirigeants bien préparés et d’aider l’Église locale à atteindre les peuples plus petits de l’intérieur qui n’ont pas encore de communauté chrétienne propre.
Le Liberia se trouve sur la côte atlantique de l'Afrique de l'Ouest, entre la Sierra Leone, la Guinée et la Côte d'Ivoire. Une bande de plages, de mangroves (arbres qui poussent dans l'eau salée du littoral) et de lagunes cède la place à des collines et des plateaux à l'intérieur, jusqu'aux montagnes à la frontière avec la Guinée. Plus de la moitié du territoire est couverte par une forêt tropicale dense, l'un des plus grands pans de forêt d'origine qui subsistent encore en Afrique de l'Ouest, avec une grande variété de plantes et d'animaux.
Riz cuit dans une sauce tomate et piment, avec de la viande, du poulet ou du poisson, plat du quotidien
Ragoût crémeux fait à partir de la pulpe du palmier à huile, cuit avec de la viande ou du poisson et servi avec du riz
Feuilles de manioc pilées et cuites dans l'huile de palme avec de la viande ou du poisson, l'un des plats les plus appréciés du pays
Pâte faite de manioc ou de banane plantain pilée jusqu'à former une boule tendre, qui accompagne les soupes et les ragoûts
Bouillon bien épicé de poisson ou de viande, servi lors d'occasions spéciales
Feuilles de patate douce cuites avec du poisson séché et de l'huile de palme
Culture et spiritualité
2a · La culture
Les anciens sont consultés avant toute décision importante dans la famille et la communauté
Les confréries d'initiation masculine (Poro) et féminine (Sande) façonnent les rites de passage dans de nombreuses ethnies, même parmi les familles chrétiennes
La famille élargie et les liens de voisinage comptent plus que la réussite individuelle
La capitale et une partie de l'élite traditionnelle portent les coutumes apportées par les anciens esclaves libérés, visibles dans l'architecture et les noms de famille
Tambours, chants de travail et danses marquent les célébrations, les cultes et la vie quotidienne
Partager la nourriture et l'abri avec celui qui arrive est considéré comme un devoir moral, même avec peu de ressources
2b · Le terrain
Domaines de combat spirituel et de captivité culturelle à couvrir dans la prière. Touchez chaque point pour comprendre:
Le Poro et le Sande, sociétés traditionnelles d'initiation, façonnent encore la foi de nombreuses personnes qui se disent chrétiennes
La foi chrétienne se mêle à des croyances et des rituels traditionnels, y compris des amulettes de protection spirituelle
Des décennies de guerre civile ont laissé des traumatismes, de la méfiance et un désir de vengeance encore non résolus
La méfiance envers les institutions publiques alimente aussi la défiance envers la direction religieuse
Les rivalités entre groupes ethniques divisent encore les familles, les Églises et les communautés
La dépendance à l'aide extérieure fragilise l'estime de soi et l'autonomie du peuple
La foi est largement professée, mais un discipulat biblique profond reste rare
Le faible taux d'alphabétisation limite l'accès direct aux Écritures
Le mariage précoce et les abus marquent encore la vie de nombreuses filles et femmes
L'épidémie d'Ebola a laissé des marques de peur et de méfiance dans des communautés entières
La liberté religieuse est respectée par la loi et vécue dans la pratique : chrétiens et musulmans cohabitent en relative paix, souvent au sein d’une même famille, et les mariages interreligieux sont courants.
La plus grande pression sur la foi chrétienne ne vient pas de l’État, mais des sociétés traditionnelles d’initiation, le Poro et le Sande, qui continuent de façonner les rites de passage dans plusieurs ethnies. Ceux qui décident de ne pas participer à ces rituels, ou qui abandonnent des pratiques traditionnelles pour suivre Christ de façon plus radicale, peuvent se heurter au rejet de leur propre famille et de leur communauté.
Des décennies de guerre civile et l’épidémie d’Ebola ont laissé des blessures profondes, et une partie de la quête spirituelle du peuple libérien mêle encore des prières chrétiennes à des amulettes et à des guérisseurs traditionnels. L’Église évangélique grandit et est respectée socialement, mais le défi consiste à approfondir le discipulat au-delà d’une adhésion seulement nominale au christianisme.
Le score de persécution va de 0 à 100: plus il est élevé, plus la pression sur les chrétiens est forte.
Le Liberia rassemble 37 groupes ethniques répertoriés par le Joshua Project, entre peuples de tradition mandé, kwa et mel et descendants des colons afro-américains. La plupart des grands groupes, comme les Kpelle et les Bassa, ont déjà accès à la Bible et à des Églises établies, mais six peuples, parmi lesquels des communautés musulmanes mandingues et des groupes plus petits de l'intérieur, sont encore considérés comme non atteints, sans Église propre capable d'atteindre le reste de leur peuple.
Source des données sur les peuples: Joshua Project (joshuaproject.net). Estimations, susceptibles de varier.
Source: Joshua Project. Estimations, susceptibles de varier.
Intercédez pour cette nation
Chaque nation porte un dessein rédempteur. Des traits qui semblent faire partie de l'identité que Dieu désire restaurer:
Logistique pour ceux qui souhaitent partir
mais élevé par rapport au revenu moyen local
Valeurs de référence (source: Numbeo). Vérifiez avant de voyager.
Tous ne partent pas, tous participent
Derrière chaque ouvrier parmi ces peuples se trouve un réseau de personnes qui prient sans cesse, prennent soin de la famille restée au pays et soutiennent l'œuvre avec fidélité. Envoyer, c'est aussi une mission.
Commencez par votre église: présentez-lui cette nation, adoptez-la dans une prière continue et marchez aux côtés de ceux que Dieu suscite pour partir.
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