Peuple non atteint Frontière
Les bania srimali sont un peuple de commerçants traditionnels de l’Inde, également présent au Pakistan. Le nom du groupe renvoie à Srimal, l’ancienne cité qui correspond aujourd’hui à Bhinmal, au Rajasthan, région que les srimalis reconnaissent comme leur berceau historique.
Descendants de la caste vaishya, liée par tradition au commerce, les srimalis occupent aujourd’hui des positions qui vont du petit commerce de quartier aux grandes entreprises, banques, cabinets d’avocats et fonctions publiques. Leur réputation de prospérité coexiste avec leur rôle historique de créanciers, ce qui engendre parfois des tensions avec d’autres castes qui dépendent de leur crédit.
Plus qu’une ethnie, être srimali, c’est appartenir à une lignée commerciale et religieuse transmise de génération en génération, où commerce, caste et foi hindoue s’entrelacent profondément.
Les bania srimalis descendent des vaishyas, la caste traditionnellement liée au commerce dans la société indienne, et ont leurs racines dans l'ancienne cité de Srimal, aujourd'hui Bhinmal, au Rajasthan. Au fil des siècles, des familles srimalis se sont répandues depuis le Marwar vers d'autres régions de l'ouest de l'Inde, notamment le Gujarat, emportant avec elles le métier marchand qui donne son nom et son identité au groupe.
Une partie de la communauté s'est également établie dans ce qui est aujourd'hui le Pakistan, conservant la même vocation commerciale dans ce nouveau contexte national, et y adoptant le sindhi comme langue du quotidien, tandis que les srimalis d'Inde sont restés attachés au gujarati.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
99,4%
|
379.000 |
Pakistan Non atteint
|
0,6%
|
2.200 |
Le commerce est au centre de la vie srimali depuis des générations: les familles gèrent aussi bien de petits commerces de quartier que de grandes entreprises, des banques et des cabinets d’avocats, et il n’est pas rare de trouver des srimalis dans la magistrature, la fonction publique et des professions prestigieuses comme l’ingénierie et la médecine. Le prêt d’argent à intérêt est un métier historiquement associé au groupe, ce qui suscite parfois du ressentiment chez d’autres castes qui dépendent de ce crédit pour traverser des périodes difficiles.
La vie familiale gravite autour de l’entreprise familiale, transmise de père en fils, et la réputation commerciale pèse autant que le capital accumulé. Les mariages et les alliances renforcent généralement ce réseau de confiance marchande entre familles srimalis.
Les bania srimalis sont hindous et, comme de nombreuses familles de tradition vaishya, penchent vers la dévotion à Vishnu ou, dans certains cas, vers le jaïnisme, avec un fort attachement à la pureté rituelle, au végétarisme et à l’abstinence d’alcool. L’argent et le commerce, loin d’être perçus comme étrangers à la religion, sont intégrés à la dévotion: les divinités liées à la prospérité et à la bonne fortune occupent une place centrale dans le calendrier religieux familial.
La charité et le soin rituel accordé aux vaches font partie de la pratique quotidienne, compris comme des moyens d’accumuler du mérite spirituel. Être srimali, en ce sens, c’est à la fois appartenir à une lignée commerciale et vivre selon un code religieux et moral propre à la caste.
Les srimalis d’Inde parlent principalement le gujarati, tandis que ceux du Pakistan parlent le sindhi, et dans ces deux langues, la Bible complète existe déjà depuis des décennies. Le défi n’est pas l’absence de texte traduit, mais la distance entre ces Écritures disponibles et le peuple srimali: pratiquement aucune famille n’a de contact direct avec le texte biblique ni avec quelqu’un capable de l’expliquer au sein même de la culture commerciale et religieuse dans laquelle ils vivent.
Chez les srimalis, il n’y a pratiquement pas de chrétiens, et ils vivent dans un environnement où l’hindouisme est la référence incontestée de l’identité et de l’appartenance sociale. Changer de religion signifierait rompre avec le réseau de confiance commerciale et familiale qui soutient l’entreprise elle-même, un risque que peu sont prêts à courir. L’association étroite entre caste, commerce et dévotion hindoue fait de tout rapprochement avec l’évangile un geste perçu comme une rupture avec la communauté elle-même.
En tant que peuple, les srimalis ne manquent pas de ressources matérielles, mais ils affrontent le ressentiment d’autres castes lié à leur rôle historique de créanciers, et vivent sous la pression constante de protéger leur réputation et leur richesse au sein d’un réseau social fermé. Le véritable manque est spirituel: presque aucun srimali n’a jamais entendu que la richesse la plus durable vient d’une relation avec Jésus Christ, et il n’existe aucune communauté chrétienne locale capable d’accompagner quelqu’un qui déciderait de suivre ce chemin.
Des disciples de Jésus issus de la communauté bania elle-même, capables d’annoncer l’évangile en des termes qui font sens dans cette culture marchande, sont le besoin le plus urgent parmi les srimalis.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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