Peuple non atteint Frontière
Les Gaddis musulmans sont une branche islamique du peuple gaddi, tribu répertoriée dont le nom dérive de gaderan, terme local désignant les versants de l’Himachal Pradesh, berceau historique du groupe dans l’Himalaya occidental. Aujourd’hui, la plupart des familles vivent hors de ces montagnes, dispersées surtout dans le nord de l’Inde et dans des régions du Pakistan, tandis qu’un petit nombre reste en Himachal Pradesh et au Jammu-et-Cachemire.
Ils parlent hindi en Inde et saraiki au Pakistan, selon la langue de la région où ils se sont installés. Ils se distinguent des Gaddis hindous, majoritaires parmi les Gaddis, en suivant l’islam sunnite comme foi et identité familiale, tout en conservant des pratiques propres héritées d’un passé commun.
C’est un peuple peu connu en dehors de sa communauté, dont l’identité tribale traverse les frontières modernes et allie la mémoire d’une origine pastorale de montagne à la vie actuelle, majoritairement établie dans d’autres régions de l’Inde et du Pakistan.
Le nom gaddi vient de gaderan, mot local désignant les versants escarpés de l'Himachal Pradesh, où le peuple s'est formé comme communauté pastorale dans l'Himalaya occidental. Reconnus comme tribu répertoriée, les Gaddis se répartissent aujourd'hui entre une majorité hindoue et une branche musulmane, qui suit l'islam sunnite tout en conservant des pratiques propres héritées de cette origine commune.
Au fil du temps, la plupart des familles gaddis musulmanes ont quitté les montagnes d'origine et se concentrent aujourd'hui dans d'autres régions du nord de l'Inde et dans des zones du Pakistan, avec seulement de petits noyaux encore présents en Himachal Pradesh et au Jammu-et-Cachemire. Chaque branche s'est adaptée à la langue et à la société du lieu où elle s'est installée, tout en préservant l'identité de clan et la mémoire d'un passé pastoral commun.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
91%
|
456.000 |
Pakistan Non atteint
|
9%
|
45.000 |
Les maisons traditionnelles gaddies musulmanes comptent deux ou trois étages : le rez-de-chaussée abrite le bétail, et les étages supérieurs servent à vivre, dormir et cuisiner, une solution pratique pour la proximité constante avec les animaux dans les familles qui vivent encore de l’élevage. Dans les villages de montagne qui subsistent dans la région d’origine, dans l’Himalaya, cette disposition aide aussi à affronter le froid des montagnes.
La vie sociale s’organise par clan et par famille nucléaire, avec un fort sens de l’hospitalité. Parmi les coutumes propres à cette communauté musulmane figure la possibilité de divorce et de remariage, ce qui la distingue d’autres groupes de la région. Les femmes participent activement à l’agriculture et à l’élevage, contribuant directement à la subsistance de la famille.
Les Gaddis musulmans suivent l’islam sunnite, qui oriente la vie familiale, les coutumes et le calendrier religieux des familles. En même temps, ils vivent avec des pratiques propres de caractère plus populaire, héritages d’un passé commun avec les Gaddis hindous, majoritaires parmi les Gaddis et origine historique de tout le peuple dans les montagnes de l’Himachal Pradesh.
Cette combinaison de foi islamique et de traditions locales renforce un sens d’identité unique parmi les familles gaddies musulmanes, aujourd’hui dispersées entre le nord de l’Inde et des régions du Pakistan, les distinguant à la fois de leurs voisins hindous et d’autres groupes musulmans des terres où elles vivent actuellement.
Les Gaddis musulmans parlent des langues différentes selon le pays où ils vivent : hindi en Inde, saraiki au Pakistan. Le hindi dispose de la Bible complète, tandis que le saraiki dispose du Nouveau Testament publié. Ces traductions circulent néanmoins principalement dans des cercles hindous ou chrétiens urbains, atteignant presque jamais les familles gaddies musulmanes, ce qui les laisse, en pratique, sans contact réel avec la Parole dans leur propre langue et contexte.
Chez les Gaddis musulmans, la foi islamique est soudée à l’identité de clan et de famille, de sorte que l’abandonner est perçu comme une rupture avec le peuple lui-même. Le faible taux d’alphabétisation dans une bonne partie de la communauté limite la portée de tout matériel écrit, rendant nécessaire que l’Évangile parvienne aussi sous forme orale. À cela s’ajoute l’absence quasi totale d’églises ou de croyants proches et la dispersion du peuple entre différentes langues selon le pays, ce qui complique encore davantage toute approche des Écritures.
Le plus grand besoin pratique chez les Gaddis musulmans est l’accès à l’Évangile sous des formes qui atteignent aussi ceux qui ne maîtrisent pas la lecture, l’alphabétisation étant faible dans une bonne partie de la communauté. Cela requiert à la fois un témoignage oral et du matériel écrit accessible dans la propre langue de chaque famille.
Sur le plan spirituel, le plus grand manque est l’absence quasi complète de toute communauté chrétienne ou de quelqu’un qui puisse présenter Jésus dans la propre langue et culture du peuple. Il n’existe aujourd’hui aucune base de discipulat ou de communion chrétienne à laquelle une personne gaddie musulmane venant à croire pourrait recourir.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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