Peuple non atteint Frontière
Les halwais musulmans forment une branche islamique de la caste indienne des halwais, traditionnellement liée à la fabrication de sucreries. Leur nom vient de halwa, la friandise à base de farine, de sucre et de beurre clarifié qui donne son identité au métier de la famille depuis des générations. Ils vivent principalement dans le nord de l’Inde, avec une présence également au Pakistan, concentrés dans des villes de l’Uttar Pradesh comme Bareilly, Badaun et Rampur.
Alors que la majorité des halwais restent hindous, ce groupe a embrassé l’islam au fil des siècles, souvent sous l’influence de maîtres soufis, dont beaucoup portent encore le nom en guise de patronyme à la place du nom de caste d’origine. Ils conservent les étals et boutiques de sucreries comme moyen de subsistance, un métier qui traverse les frontières religieuses et garantit un certain respect social, puisque la sucrerie qu’ils produisent est présente dans les mariages, les naissances et les fêtes de toutes les communautés environnantes.
La caste des halwais est apparue dans le nord de l'Inde comme un groupe défini par le métier, réunissant des familles d'origines diverses qui ont adopté la fabrication de sucreries comme profession, et non par une lignée ethnique unique. Des subdivisions régionales comme les kanaujias, liés à la ville historique de Kanauj, montrent comment le groupe s'est organisé à partir de différentes localités de l'Uttar Pradesh au fil des siècles.
La conversion à l'islam, chez une partie des halwais, a accompagné des siècles de cohabitation et de prédication soufie dans le nord de l'Inde. En adoptant des noms d'ordres comme chishti, qadiri et siddiqui, les halwais musulmans ont marqué une nouvelle identité spirituelle, tout en préservant le métier et une bonne part de l'organisation sociale héritée de la caste d'origine.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
89,1%
|
180.000 |
Pakistan Non atteint
|
10,9%
|
22.000 |
Le commerce de sucreries reste au centre de la vie économique : boutiques et étals de halwa, souvent gérés en famille, sont concentrés dans des quartiers qui leur sont propres, connus sous le nom de halwai mohalla dans les villes du nord de l’Inde et du Pakistan. Historiquement sans terre propre, le groupe s’est aussi consacré à la vente de tabac et à la teinture de tissus, des métiers qui partagent aujourd’hui la place avec des emplois dans les services publics et privés.
La vie communautaire s’organise autour de comités propres qui règlent les questions internes, et les liens de parenté se mêlent à des liens de discipulat spirituel hérités des traditions soufies. La sucrerie qu’ils fabriquent reste présente dans les mariages et les fêtes des voisins hindous et musulmans, un métier qui traverse la ligne religieuse et entretient un certain prestige social.
Les halwais musulmans suivent l’islam sunnite, souvent avec une forte empreinte soufie dans la dévotion quotidienne. Cela se traduit par la coutume d’adopter comme patronyme le nom d’un ordre ou d’un maître spirituel, signe d’un lien avec une lignée d’enseignement et non nécessairement d’un lien de sang.
La foi se vit au sein d’une identité de caste qui traverse les siècles, ce qui fait de la conversion à l’islam, autrefois, et du maintien dans cette foi, aujourd’hui, une marque à la fois sociale et religieuse. Appartenir au groupe signifie hériter à la fois d’un métier, d’un réseau de parenté et d’une pratique islamique façonnée par la dévotion aux saints soufis.
Les halwais musulmans parlent principalement le hindi, de nombreuses familles utilisant aussi le dialecte awadhi de l’Uttar Pradesh. La Bible est disponible dans son intégralité en hindi depuis plus d’un siècle, l’une des traductions les plus anciennes et les plus établies d’Asie du Sud. Pourtant, l’accès au texte parvient peu à ce groupe, dont l’identité religieuse et le quotidien lié au commerce laissent peu de place au contact avec les Écritures.
Aucun disciple de Jésus n’est recensé parmi les halwais musulmans, et le groupe vit dans l’une des régions d’Asie du Sud où la présence chrétienne est la plus faible. L’identité de caste, le métier hérité de génération en génération et la pratique islamique d’ancrage soufi forment un tissu social fermé, où un changement de foi résonne comme une rupture avec la famille, les voisins et le gagne pain lui même.
En tant que groupe urbain lié au petit commerce, les halwais musulmans font face à des pressions communes aux familles qui dépendent d’une affaire propre : concurrence entre étals voisins, fluctuation des revenus entre les fêtes et les jours ordinaires, et la nécessité de perpétuer le métier de génération en génération. La vie concentrée dans les quartiers qui leur sont propres, les halwai mohalla, rapproche les familles, mais limite aussi le contact avec d’autres sphères de la société.
Ce peuple ne dispose d’aucune communauté chrétienne locale, ni de discipulat, ni de témoignage dans sa langue et sa culture. Sans disciple de Jésus connu parmi eux, le besoin le plus grand demeure spirituel : quelqu’un prêt à marcher aux côtés de ces familles et à présenter l’Évangile d’une manière qui ait du sens au sein de la vie qu’elles mènent déjà.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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