Peuple non atteint Frontière
Les jats chahil hindous forment l’un des nombreux clans (gotras) du grand peuple jat du nord de l’Inde, concentrés surtout à Chandigarh et dans des zones de Delhi. Comme tout jat, les chahil sont profondément fiers de leur lignée : chaque village se considère descendant de l’ancêtre qui l’a fondé par la force des armes, et cette mémoire des origines unit le clan jusqu’à aujourd’hui.
C’est un peuple historiquement lié à la terre et au travail agricole, bien qu’il soit aujourd’hui aussi présent dans le commerce, la fonction publique et les domaines techniques et académiques. Physiquement plus robustes que beaucoup de leurs voisins, et connus pour leur courage et leur volonté de commander, les jats ont la réputation qu’aucun d’eux n’aime être commandé, mais préfère avoir autorité sur un groupe ou un territoire.
Les jats descendent de peuples indo-aryens qui ont migré vers le sous-continent indien depuis l'Asie centrale, s'établissant le long du fleuve Indus puis se répandant dans la fertile plaine du Pendjab. De là, ils ont avancé vers le territoire de Delhi, le nord-ouest du Rajasthan et la plaine du Gange au cours des siècles suivants.
L'affirmation politique du peuple a pris de l'ampleur à partir de la révolte jat de 1669 contre la domination moghole, épisode qui a ouvert la voie à des familles et clans jats pour gouverner divers principats au cours du XVIIIe siècle. Le clan chahil est l'un des nombreux gotras dans lesquels les jats s'organisent, chacun remontant à un ancêtre fondateur commun.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
100%
|
164.000 |
La vie jat a toujours été liée à la terre : des générations d’agriculteurs ont fait du Pendjab et des régions voisines l’une des zones les plus productives de l’Inde, et le lien avec la campagne reste fort même parmi ceux qui vivent aujourd’hui en ville. Le gotra organise l’identité sociale, définissant avec qui un jat peut ou non se marier et renforçant un fort sentiment d’appartenance au clan.
Ils accordent une grande valeur à l’épargne et à l’assiduité au travail, ce qui leur vaut parfois, de façon un peu ironique, la réputation d’être avares parmi leurs voisins, même s’ils comptent parmi les groupes à la plus grande prospérité par habitant du nord de l’Inde. L’honneur de la famille et du clan oriente une bonne part des décisions quotidiennes.
Les jats chahil hindous suivent l’hindouisme, avec un culte rendu à des divinités régionales et pan-indiennes et l’observance de rituels familiaux et de caste propres aux jats du Pendjab et de l’Haryana. La foi se mêle à l’identité de clan : honorer les dieux de la famille et respecter les coutumes du gotra font partie du même tissu social.
Il existe chez les jats un fort sentiment d’autosuffisance et de destin propre, exprimé dans le dicton selon lequel les hommes viennent et passent, mais le jat demeure pour toujours. Cette fierté de lignée fonctionne presque comme une seconde couche d’identité religieuse, aussi enracinée que la dévotion hindoue elle-même.
La Bible est disponible intégralement en hindi et en pendjabi, langues largement parlées par les jats du nord de l’Inde, y compris le clan chahil. Malgré cela, l’accès au texte biblique parmi les chahil hindous est pratiquement inexistant dans la pratique quotidienne : il n’y a aucun rapport d’églises locales ni de communautés chrétiennes connues au sein du clan, et l’Écriture disponible dans la langue ne s’est pas traduite en une présence vivante de l’Évangile parmi eux.
Le grand obstacle est la fierté de caste et de lignée : les jats ont une bonne image d’eux-mêmes et un fort sentiment de réussite, et en Asie du Sud persiste l’idée erronée que le christianisme est une religion de gens humbles ou marginalisés. Cette combinaison ferme le cœur de nombreux chahil à ne serait-ce que considérer le message de l’Évangile, associant la foi chrétienne à une perte de statut social.
Les communautés jats des zones rurales manquent encore d’eau potable traitée et d’une structure de santé adéquate, besoins concrets qui ouvrent la voie à des gestes tangibles de soin et d’amour du prochain. Sur le plan spirituel, le manque est encore plus grand : il n’y a pratiquement aucun disciple de Christ au sein du clan chahil, ce qui signifie une absence quasi totale de discipulat, de communauté chrétienne et de témoignage vivant de l’Évangile à leur portée.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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