Peuple non atteint Frontière
Les jats dhariwal musulmans forment un clan d’agriculteurs et de propriétaires terriens originaire du Pendjab, aujourd’hui présents surtout dans les régions rurales du Sind et du Pendjab pakistanais. Ils appartiennent au vaste peuple jat, connu dans le sous-continent indien pour sa vocation historique à la direction : un jat accepte difficilement d’être seulement gouverné, préférant exercer l’autorité sur un groupe ou un territoire, même modeste.
Le nom dhariwal désigne l’un des nombreux clans en lesquels les jats se divisent, chacun revendiquant descendre d’un ancêtre fondateur qui aurait conquis par l’épée le village qu’il occupe aujourd’hui. Cette ascendance partagée donne aux dhariwal un fort sentiment d’identité collective, qui traverse les générations et continue de façonner la vie communautaire, même là où l’économie et les coutumes se sont transformées.
Les jats descendent de peuples indo-aryens qui se sont établis dans la plaine du Pendjab et du Sind, régions aujourd'hui partagées entre l'Inde et le Pakistan. Au fil des siècles, une part considérable des jats a embrassé l'islam, surtout après l'expansion musulmane dans le sous-continent, donnant naissance à des branches comme celle des dhariwal, aujourd'hui majoritairement islamiques et concentrées en territoire pakistanais.
Historiquement, les jats se sont distingués par leur résistance aux gouvernements extérieurs et par la conquête, clan après clan, du contrôle des terres et des villages, ce qui explique le fort attachement de chaque communauté dhariwal au territoire qu'elle occupe encore aujourd'hui.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Pakistan Non atteint
|
99,6%
|
277.000 |
Inde Non atteint
|
0,4%
|
1.200 |
La plupart des jats dhariwal vivent en milieu rural et tirent leur subsistance de l’agriculture, bien que certains soient aujourd’hui commerçants, ouvriers ou professionnels dans des domaines techniques et académiques. Physiquement plus grands et plus robustes que beaucoup de leurs voisins, ils portent aussi une réputation de force et de tempérament ferme, ce qui les rend respectés, et parfois redoutés, dans les régions où ils sont majoritaires.
Le clan est la base de la vie sociale : chaque village se comprend comme la descendance d’un fondateur commun, et cette généalogie partagée organise les liens, les disputes et le prestige. Bien qu’ils contrôlent une bonne part de la terre et des revenus des villages où ils vivent, les dhariwal cultivent une réputation de parcimonie, valorisant l’économie et le travail acharné comme des vertus familiales.
Les jats dhariwal sont musulmans, et pour eux la foi islamique est profondément entrelacée à l’identité de clan et de famille. Être dhariwal, c’est en pratique être musulman, et ces deux appartenances se renforcent mutuellement dans la vie quotidienne de la communauté, façonnant aussi bien les rituels domestiques que la manière dont le groupe se rapporte aux voisins d’autres croyances.
Cette fusion entre religion et identité ethnique fait de la conversion quelque chose qui dépasse la sphère personnelle : abandonner l’islam est perçu comme abandonner sa propre famille et l’honneur du clan, un poids que peu sont prêts à porter. C’est pourquoi la foi de chaque dhariwal est aussi, souvent, un acte de loyauté envers le groupe qui l’entoure.
La Bible complète est disponible en sindhi depuis 1954, avec un Nouveau Testament et des portions publiées encore avant, au dix-neuvième siècle. Il existe aujourd’hui une application biblique, des enregistrements audio et le film Jésus dans cette langue, mais cela ne signifie pas que les jats dhariwal aient accès à ce contenu : au sein d’un peuple rural et à majorité musulmane, l’Écriture circule rarement, et peu ont jamais entendu un verset lu dans leur propre langue.
La fierté de clan est le rempart le plus élevé face à l’Évangile chez les jats dhariwal. Un proverbe jat résume cette image de soi : les hommes passent, mais le jat demeure. Cette confiance en soi, ajoutée à l’idée répandue en Asie du Sud selon laquelle le christianisme serait une religion de gens humbles et sans prestige, fait que le message de Jésus semble indigne d’un peuple habitué à commander, non à servir.
Dans les zones rurales où ils vivent, les jats dhariwal font face à des carences de base en santé et en eau potable, avec peu d’accès à des services médicaux structurés dans les villages les plus éloignés des centres urbains. Les équipes de santé et les actions humanitaires qui atteignent ces communautés y trouvent une porte concrète pour démontrer, de façon pratique, l’amour de Dieu.
Sur le plan spirituel, le besoin est plus grand encore : il n’existe pratiquement aucun disciple de Jésus reconnu parmi les jats dhariwal, ni communauté chrétienne locale vers laquelle quelqu’un qui croirait pourrait se tourner pour trouver soutien et enseignement.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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