Tian Yake - Flickr, CC BY-NC-ND 2.0, via Joshua Project
Peuple non atteint Frontière
Les Pashtun Lodhi, aussi appelés Dalazak, sont une branche du grand peuple pashtoune, présents surtout au Pakistan et en Inde, avec un petit groupe au Bangladesh. Au Pakistan, leurs racines historiques se trouvent dans les districts de Tank, Lakki Marwat et Dera Ismail Khan, dans la région du Khyber Pakhtunkhwa, bien qu’aujourd’hui une grande partie de la communauté vive aussi au Pendjab et dans le Sind. En Inde, de nombreux Lodhi parlent déjà l’hindi au quotidien, signe de siècles de cohabitation avec d’autres peuples du sous-continent.
La tribu fait partie de la confédération pashtoune bettani, au sein de la vaste mosaïque de clans qui compose ce peuple. Son identité combine l’ascendance commune, la langue pachto, l’islam et le code d’honneur pashtunwali, les quatre piliers qui soutiennent le sentiment d’appartenance pashtoune où qu’ils se trouvent.
La tribu lodhi a une origine nomade, se déplaçant historiquement par le col de Gomal, entre l'Afghanistan et le sous-continent indien. Une de ses sous-tribus, les Lohani, a migré en masse par cette route à la fin du XVIe siècle, déplaçant d'autres groupes qui vivaient là auparavant.
Deux ramifications de la famille lodhi ont marqué profondément l'histoire de l'Inde : les Sur, qui ont fondé une dynastie ayant défié l'empire moghol, et les Lodhi eux mêmes, qui ont donné leur nom à la dynastie qui a gouverné Delhi avant l'arrivée des Moghols. Une inscription de 1496 trouvée au Bihar attestait déjà la présence du groupe dans cette région, et l'empereur Babur les a mentionnés dans ses mémoires au début du XVIe siècle.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Inde Non atteint
|
53,4%
|
628.000 |
Pakistan Non atteint
|
46,6%
|
548.000 |
Historiquement nomades, les Lodhi vivent aujourd’hui surtout de l’agriculture, tant dans les zones tribales d’origine du nord-ouest du Pakistan que dans les régions où ils se sont installés plus récemment, comme le Pendjab et le Sind. La vie en clan reste centrale : les décisions importantes, les différends et les alliances passent par les chefs traditionnels de la tribu, et les liens de parenté définissent une grande partie de la vie sociale.
Le pashtunwali, le code d’honneur pashtoune, oriente la conduite quotidienne : hospitalité généreuse envers le visiteur, défense de l’honneur de la famille et du clan, et un fort sens du devoir mutuel entre parents. Même loin des terres pashtounes traditionnelles, ce code continue de façonner le comportement et les relations sociales de la communauté.
Les Lodhi sont presque entièrement musulmans, et pour eux la foi islamique est indissociable de l’identité pashtoune elle même : être pashtoune, c’est, dans les faits, être musulman. Avec l’ascendance commune, la langue pachto et le code d’honneur pashtunwali, l’islam forme l’un des quatre piliers qui définissent l’appartenance au peuple.
Cette fusion entre religion et ethnie fait de la foi un marqueur de loyauté envers le clan, et non seulement une croyance personnelle. Abandonner l’islam est perçu comme une rupture avec sa propre famille et avec des siècles de tradition, ce qui donne à la conversion des conséquences qui dépassent largement le domaine spirituel.
Parmi les Lodhi du Pakistan, la langue du cœur est le pachto central, qui dispose déjà du Nouveau Testament et de portions bibliques, ainsi que d’enregistrements audio et de matériel pour enfants dans cette langue. La Bible complète, cependant, n’existe pas encore en pachto. Chez les Lodhi de l’Inde, dont beaucoup parlent hindi au quotidien, la Bible complète est disponible depuis longtemps, bien que cela ne signifie pas que la communauté la connaisse ou l’ait en main.
Être lodhi, c’est pour la grande majorité être musulman : la foi islamique se confond avec l’honneur de la famille et du clan, et suivre Jésus est perçu comme une trahison de tout cela. Aucune église ni aucun croyant connu n’est recensé parmi les Lodhi, et la dispersion du peuple entre trois pays, ajoutée à la distance culturelle et géographique par rapport aux zones pashtounes traditionnelles, rend tout contact avec l’évangile encore plus rare.
Comme beaucoup de peuples pashtounes, les Lodhi affrontent les défis communs aux régions tribales du Pakistan : accès limité à l’éducation, déplacements à la recherche de travail et vie marquée par l’instabilité des zones tribales reculées. En Inde, vivre en tant que minorité musulmane au sein d’une société majoritairement hindoue apporte ses propres défis d’identité et d’appartenance.
Mais le plus grand besoin est spirituel : il n’existe aucune communauté chrétienne connue parmi les Lodhi, ni en pachto ni en hindi, et le peuple demeure sans aucun témoignage vivant de l’évangile en son sein, dispersé entre trois pays sans une seule église à appeler la sienne.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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