Peuple non atteint Frontière
Les Wassulu sont un peuple d’Afrique de l’Ouest dont la terre natale s’étend sur une région qui traverse trois pays : le sud-ouest du Mali, le nord-est de la Guinée et le nord-ouest de la Côte d’Ivoire. Les frontières nationales n’ont jamais réellement défini l’espace wassulu, qui reste reconnu sous le nom de sa région historique, arrosée par les fleuves Niger et Sankarani.
Comme beaucoup de peuples d’Afrique de l’Ouest, ils vivent simplement, soutenus par ce que la terre produit, le maïs étant l’aliment central de leur alimentation. L’identité wassulu combine des héritages des peuples peuls venus du plateau du Fouta Djalon avec la culture des peuples mandingues parmi lesquels ils se sont établis, une rencontre qui a façonné à la fois leur langue et leurs coutumes.
La tradition orale wassulu raconte que le peuple est né parmi les Peuls du Fouta Djalon, en Guinée, et qu'il a vécu un temps aux côtés des Mandingues avant d'être amené à s'en séparer. Jusqu'au XIXe siècle, la région était organisée de façon décentralisée, en alliances de petits villages qui se protégeaient mutuellement, sans pouvoir central unique.
Ce scénario a changé avec l'ascension de Samory Touré, qui à la fin du XIXe siècle a transformé le Wassulu en un état islamique centralisé, imposant l'islam et réprimant les pratiques traditionnelles. La résistance locale à cette imposition a suscité des révoltes et, plus tard, des déplacements forcés qui ont profondément marqué la mémoire du peuple.
| Pays | Part du peuple | Population |
|---|---|---|
Mali Non atteint
|
68,2%
|
245.000 |
Guinée Non atteint
|
26,2%
|
94.000 |
Côte d’Ivoire Non atteint
|
5,6%
|
20.000 |
La vie tourne autour des champs : le maïs est la base de l’alimentation, cultivé aux côtés d’autres cultures de subsistance qui dépendent peu de ce qui vient de l’extérieur de la région. Les villages, souvent petits et éloignés les uns des autres, organisent le travail agricole selon le rythme des pluies, et les déplacements entre eux peuvent devenir pratiquement impossibles pendant les mois les plus humides de l’année, isolant des familles entières jusqu’à la récolte suivante.
Le territoire wassulu est aussi connu pour une tradition musicale propre, marquée par des voix féminines et par des instruments de chasse adaptés à la musique, qui porte des histoires anciennes de chasseurs et de rituels transformées en chant.
La grande majorité des Wassulu suit l’islam, adopté par le peuple dès le XIXe siècle en même temps que la formation de l’ancien royaume de la région. Cette foi cohabite cependant avec des pratiques héritées des croyances traditionnelles africaines, comme l’usage d’amulettes et d’incantations pour se protéger des esprits.
Ce mélange entre islam et religiosité traditionnelle fait partie du quotidien des villages, où la foi islamique fonctionne aussi comme marque d’appartenance au peuple, et pas seulement comme pratique religieuse individuelle.
Il existe déjà un Nouveau Testament dans la langue maternelle des Wassulu, une variante du maninka (aussi appelée malinké ou dioula) proche du bambara, mais la portée de cette Écriture reste faible au regard de la taille du peuple. Dans les villages où l’oralité est le principal moyen de transmettre le savoir, les histoires bibliques racontées en séquence se sont révélées un chemin plus efficace que le texte imprimé pour porter le message de Jésus.
Être wassulu, c’est en pratique être musulman : la foi islamique est entrelacée à l’identité du peuple depuis la formation de l’ancien royaume du Wassulu, et l’abandonner est perçu comme abandonner sa propre communauté. À cela s’ajoute l’isolement : de nombreux villages se trouvent dans des régions reculées, parfois impossibles à atteindre en voiture au plus fort de la saison des pluies, ce qui rend rare jusqu’au premier contact avec un chrétien ou avec les Écritures.
Des communautés isolées, qui dépendent presque entièrement de leur propre récolte et rencontrent des difficultés d’accès une bonne partie de l’année, ont besoin de chemins plus stables vers l’essentiel, que ce soit la nourriture, l’information ou le soutien dans les moments de besoin. Sur le plan spirituel, manque ce qui soutient une foi qui s’épanouit : davantage de voix qui partagent les histoires de Jésus dans la langue et à la manière wassulu de raconter, et des communautés de croyants capables de marcher ensemble et de se fortifier mutuellement.
Certains leaders wassulu ont déjà été en contact avec des histoires bibliques racontées en séquence et portent ces récits dans leur mémoire, un signe que le message de Jésus commence à trouver sa place parmi le peuple. Des témoignages indiquent que ces leaders se sont souvenus de Jésus jusque dans des rêves, et l’on espère que les premiers disciples wassulu commencent à former d’autres disciples.
Intercédez pour ce peuple avec des chrétiens du monde entier.
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