Il est difficile d’imaginer la solitude d’être le seul juste au sein de toute une génération. C’est ce que Noé a vécu : la Bible dit qu’il était intègre au milieu d’un peuple dont le cœur ne produisait que le mal en tout temps (Genèse 6:5,9). Maintenir son intégrité sans aucun soutien visible est une épreuve que beaucoup de lecteurs reconnaissent bien.
Noé naquit dans une lignée qui espérait déjà un soulagement. Son père, Lémek, lui donna ce nom en disant que son fils apporterait du repos du travail pénible sous la terre maudite (Genèse 5:28-29). À 500 ans, Noé engendra Sem, Cham et Japhet, les trois fils qui repeupleraient la terre après le déluge (Genèse 5:32).
Dieu vit que la méchanceté humaine était grande et décida d’effacer la vie de la terre, mais Noé trouva grâce à ses yeux (Genèse 6:8). Il lui ordonna de construire une arche de bois, recouverte de bitume, pour sauver sa famille et les animaux. Noé obéit exactement comme il lui avait été ordonné, sans qu’aucune hésitation ne soit rapportée (Genèse 6:14,22).
Pendant cent cinquante jours, les eaux couvrirent tout. Il plut sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits, et le monde connu disparut sous les flots (Genèse 7:12,24). Dans l’arche, huit personnes et d’innombrables animaux attendirent, sans aucun contrôle sur le temps, ne comptant que sur la promesse que Dieu fermerait la porte.
Quand les eaux baissèrent, Noé lâcha un corbeau, puis une colombe, jusqu’à ce qu’elle revienne avec une feuille d’olivier dans le bec (Genèse 8:11). L’arche se posa sur les monts Ararat. En sortant, la première chose que Noé fit fut de construire un autel et d’offrir un sacrifice de gratitude (Genèse 8:4,20).
Mais le héros du déluge échoua aussi. Après avoir planté une vigne, Noé but trop de vin et se retrouva ivre et nu dans sa propre tente, un épisode que la Bible rapporte sans détour (Genèse 9:20-21). Même celui qui avait traversé le jugement de Dieu n’a pas échappé à sa propre faiblesse.
L’histoire de Noé ne parle pas d’un homme parfait, mais d’un homme qui marchait avec Dieu même entouré de ténèbres, et qui continuait d’avoir besoin de grâce après la plus grande épreuve de foi de sa vie (Hébreux 11:7). L’invitation qui demeure est la même : l’obéissance n’est pas une exemption de faiblesse, c’est une confiance renouvelée chaque jour.